Personnellement, une fois à la gare de Varanasi, il me reste une semaine de voyage et j'ai donc la chance d'accompagner mes 4 compagnons au Népal, ce qui n'était pas évident à mon arrivée en Inde : plutôt cool comme nouvelle! Cependant, si je fais le décompte, cela m'aura coûté 3 jours de voyage pour3 jours sur place. Honnêtement, Pokhara, grande ville népalaise autour d'un lac, aura valu la peine de ce déplacement. Après l'Inde, l'atmosphère y est sereine, les népalais cools (et plutôt très beaux, ce qui marche pour les garçons et les filles) et le paysage magnifique, malgré la brume due à la période de mousson, quasi permanente autour des sommets montagneux. Les trois jours passés pour ma part à Pokhara se résumeront par des ballades en vélo, un trekk un peu mouillé dans les montagnes (Annapurna, où te caches tu?), du shopping et des happy hours! Trois journées bien remplies avant de devoir penser au retour : c'est-à-dire environ huit heures de bus dans les montagnes jusqu'à Sonauli (ville frontière népalaise), deux autres heures de bus jusqu'à Gorakpur ( et non, finalement, il y a aussi des festivités bizarres dans cette ville dite de transit) et plus de 16h de train jusqu'à Delhi (train encore en retard, ça va de soi!) : tiens, moi aussi je me suis trompée de gare et suis donc descendue à celle de Old Delhi mais heureusement, un canadien, un londonien et un israëlien (oui, je sais, on dirait le début d'une blague de merde, mais c'est la vérité, à croire que les gens qui voyagent seuls ne restent jamais seuls bien longtemps) ont partagé des rickshaws avec moi et m'ont évité, par la même occasion, de rester seule, angoissée, dans mon train où la clim ne fonctionnait pas! Voili, voilou ; pour ma part, mon arrivée tardive à Delhi ne me permettra pas d'avoir l'occasion de visiter plus avant la ville ce que finalement je ne regrette pas. L'Inde m'a plu mais le retour en France ne m'a pas déplu non plus : un mois c'est bien et je pense que j'y reviendrais!
vendredi, 29 août 2008
Road to Nepal et retour à la réalité!
Par Jessie le vendredi, 29 août 2008, 22:47 - On the road
dimanche, 24 août 2008
Troisieme et derniere semaine indienne...
Par Jessie le dimanche, 24 août 2008, 10:26 - On the road
Alors là, vu le titre, vous vous demandez pourquoi c'est déjà notre dernière semaine indienne et ben, gardons encore un peu le suspense! Pour cette dernière semaine, on a été plus petit joueur, seulement deux villes à notre programme : Agra et Varanasi. Bon, il y a bien eu une nuit a Gorakpur mais vues les circonstances, on ne va pas la compter...
Reprenons donc au départ d'Udaipur où l'on a bien eu l'occasion de se reposer et de profiter des joies de la mousson et du shopping! Train de nuit donc, pour changer et arrivée dans un décor complètement différent, Agra, la ville du Taj Mahal pour une seule nuit mais deux journées bien remplies. Arrivée un peu avant 10h du mat sur place, éternelle bataille avec les rickshaws locaux et arrivée dans un hôtel figurant dans le routard mais finalement trop miteux pour qu'on ait envie d'y passer ne serait-ce qu'une seule nuit (en plus, pas de clim et pas d'eau, même froide, le pied intégral quoi, merki le routard!). Après posage de nos sacs à la guesthouse d'à cote qui a l'air nettement plus accueillante, douchage et bon petit dej, nous voici en route pour le Taj Mahal à 5 minutes a pied. Sara, pour l'occasion a sorti son sari acheté à Jaipur et qu'une indienne a eu la gentillesse de lui ajuster correctement ( trop compliqué, je crois que décidément, c'est vraiment pas gagné pour accrocher correctement un sari) : bref, elle est prête pour faire sa maharani! Droit d'entrée du Taj : 750 roupies, ce qui est très cher pour un monument en Inde mais sincèrement, ça les vaut : ya pas a dire, un palais tout en marbre pour la dépouille de sa bien aimée, c'est la grande classe... Et ce même sous la mousson. Malgré le nombre de touristes et d'indiens, l'atmosphère est plutôt sereine : une fontaine, des espaces verts remplis d'écureuils, des singes, une mosquée, un musée et surtout le blanc éclatant du palais. On y passe donc pas mal de temps avant de retourner à notre hôtel où c'est d'ailleurs presque l'heure du diner... Le lendemain matin, l'idée était de se lever tôt, a 4h30, histoire de retrouver Sylvain et les autres courageux a se lever a 5h et des brouettes en bas de l'hôtel pour aller voir le lever de soleil derrière le Taj ( c'est a dire, a quelques kms de l'hôtel ): bonne idée en soi sauf que ce n'est qu'une fois lavés et habillés que Mat et moi nous rendons compte qu'il pleut à verse : pas de chance sur ce coup la, aucun des deux n'a pensé a ouvrir le rideau, reste plus qu'a se recoucher, pas de photos de cartes postales en perspective! Un peu plus tard donc, avec Sara et Emilie, ballade en ville : nous traversons un parc (loin de la cohue des rickshaws) pour atteindre le fort rouge que nous longeons. après un petit dej local, départ pour l'autre rive du fleuve afin d'avoir le Taj de reflété dedans. La ville est étendue et nous marchons assez longtemps avant de pouvoir traverser le fleuve pour repartir en sens inverse : finalement, le départ à 5h15 avait été surement trop ambitieux de notre part et on aurait surement raté quand même le lever du soleil : on peut au moins se consoler comme ça! La mousson contrarie un peu nos projet et nous permet de visiter ce que nos guides appellent le baby Taj, une version des stroumphs (flemme de vérifier l'orthographe) du Taj senior : mouais, pas trop d'intérêt pour ma part... Pluie finie, nous repartons pour environ 45 minutes à pied pour faire face de nouveau au Taj ( non sans avoir encore essuyé la pluie et en ayant été plus ou moins assaillis par des gamins du village/bidonville que nous traversons). La, enfin, nous pouvons prendre nos photos cartes-postales avec le reflet du Taj dans l'eau : oh yeah! 16h approche et tandis que Alex et Sylvain restent quelques heures de plus a Agra pour prendre un train en fin de soirée pour aller sur Khajuraho, les filles, Mat et moi nous rendons a la gare destination Varanasi!
L'inconvénient de prendre un train de nuit à 16h de l'aprem, c'est que les sièges ne sont pas encore en couchettes et que le train est blindé... Nous parvenons tout de même à nous caler a 4 sur deux couchettes puis trois couchettes en hauteur où nous occupons le temps comme nous pouvons en jouant aux cartes ou en faisant des mimes : ne rigolez pas mais 14h de train dans ces conditions, ce n'est vraiment pas facile! Ah oui, c'est également au cours de ce voyage que nous découvrons qu'il est dangereux de fumer sur le marchepied des trains, les chaussures frottant le quai : c'est bon, ça, on ne fera plus! Après une courte nuit, nous débarquons aussi un peu avant 6h du mat à Varanasi et de nouveau, opération trouvage d'hôtel. L'idée, c'est d'en trouver un dans le Cholk, quartier recommandé par notre guide, le long du Gange et où l'on peut voir des crémations. Le problème est que ce quartier est un vrai labyrinthe et y accéder en rickshaw y est impossible. Bon, en demandant un peu, nous trouvons l'entrée de l'hôtel que nous avions repéré mais là autre problème, les chambres ne sont libérées qu'a 12h et le gars de l'hôtel n'est pas sur de nous avoir deux chambres... On n'a plus qu'à prendre notre mal en patience, lorgnant sur une grande chambre de 4 personnes qu'on nous a promis de dispo et essayant de deviner ce que sont les trucs bizarres que l'on voit flotter sur le Gange avec des corbeaux dessus : vaches, corps, autres? On opte pour des vaches mortes mais sans parvenir à avoir de photos nettes : cette ville promet décidément d'être très rock'n roll... Perso, après une courte ballade seule en ville, j'ai le sentiment que cela va être dur de rester 4 jours dans cette ville : je m'explique : les rues sont étroites, l'atmosphère y est oppressante et les Indiens prêts a proposer tout et n'importe quoi aux touristes ( toutes sortes de drogues notamment). Notre chambre finalement disponible, nous pouvons enfin nous reposer un peu et optons pour une ballade en bateau sur le Gange en début de soirée. Le long des Ghats, nous voyons des buchers et toutes sortes d'activités plus ou moins étranges. Une fois à quai, nous pouvons aller contempler cela d'un peu plus près mais pas trop près non plus, les étrangers à la familles étant interdit près des cérémonies. Fin de soirée dans un petit restau qui propose concert et mint lassi : finalement, la journée se termine bien, ce qui n'était pas évident du tout! Jour 2 et visite de l'Université et du quartier alentour : le campus est énorme et l'atmosphère paisible, peut être liée au fait qu'on soit un dimanche d'août? De plus, pour le déjeuner, on craque pour un restau qui propose lasagnes ( végétarienne, ça va de soi ) et surtout pates à la carbo ( qu'est ce que c'est que ces lardons? On les mangera quand même! ). Vu la bonne humeur un peu hystérique qui ponctue la dernière soirée d'Emilie avec nous, la question se pose sur la composition des mushrooms mais on ne va pas non plus sombrer dans la paranoïa! Jour 3 et matinée à la gare pour changer! Emilie rejoint Delhi pour y reprendre son avion et son train a - comme d'habitude? - facile une heure de retard. Une fois les adieux faits en bonne et due forme, c'est recherche d'une banque pour y changer des dollars pour la suite de notre voyage et c'est au cours de cette recherche que nous tombons sur notre premier centre commercial moderne! Eh oui, on y trouve des enseignes comme reebook, macdonald et pizza hut! Comme tout centre moderne qui se respecte, il y a un cinéma qui joue même trois films! Mais notre choix est fait depuis Jaipur : ce sera Singh is Kinng dont on avait adoré la bande annonce! Et effectivement, le film nous rebooste bien : Singh is kinng, Singh is Kinng!!! A l'hôtel, nous retrouvons Sylvain en grande conversation avec une française qui nous donnera le conseil bien avisé d'éviter Katmandou pour la suite de notre périple et de lui préférer Pokhara. Dernier jour à Varanasi et changer des dollars (opération abandonnée la veille) devient une nécessité absolue : maintenant que nous avons eu des vrais dollars dans les mains grâce à la française de la veille, nous avons moins d'appréhension à échanger nos roupies sans reçu : alea jacta est! Vers 8h du soir, la mousson commence à faire des siennes sans que nous nous en inquiétons plus que ça : on aurait peut être du! Deux heures plus tard, la pluie n'a toujours pas cessé et notre train partant un peu avant minuit, il faut vraiment partir. Et là les amis, c'est épique! Environ 40 minutes à nager (et non, là, ce n'est plus barboter vu que l'eau arrive jusqu'au nombril voire même plus haut!) dans de l'eau sale pour faire que les deux tiers du voyage, des rickshaws nous épargnant la fin d'un trajet chaotique. Et là, c'est le début d'une attente pénible : la gare est innondée, le moindre emplacement sec très prisé, les voies sont inondées et les trains très en retard et pas toujours annoncés! Bref, 8h d'attente stressante et c'est tôt le matin que nous montons enfin dans notre train de nuit où les couchettes, vue l'heure, sont malheureusement en sièges ou blindées de monde. Dur, dur. De plus, ce retard de train nous imposera de dormir à Gorakpur, ville de transit sans grand intérêt...
vendredi, 22 août 2008
De Delhi à Paris...
Par emilie le vendredi, 22 août 2008, 09:33 - Autour de l'Inde
Me voilà de retour en France sous la pluie, ici aussi c'est la mousson. J'ai retrouvé mon homme et ma petite vie française et on se réadapte très vite, croyez-moi. C'est surprenant mais je n'ai toujours pas manger de steack, Je vais donc décrire mes derniers instants indiens du lundi 18 août au mercredi 20 août 2008. J'ai pris le train de Vanarasi à Delhi avec une heure de retard (merci les ptits loups d'avoir attendu avec moi, j'étais vraiment contente). J'avoue que j'avais un peu peur de ces 16h de train. Finalement, c'est passé plus vite que prévu. J'ai discuté avec un ingénieur en informatique qui était avec sa femme, étudiante, et son fils. Je me rends compte que nous avons finalement cotoyé la part la plus pauvre de la population qui cherche à gagner quelques roupies grâce au tourisme. Mais il y a aussi une catégorie de jeunes instruits et dynamiques qui souhaite développer une Inde moderne. Je suis arrivée à Old Dehli au petit matin (et oui je me suis trompée de gare, je me disais bien que ça ne ressemblait pas à ce que je connaissais!!). J'ai bien évidemment bataillé avec les rickshaws. C'est tout de suite plus cher quand on est seule. Vous n'allez pas le croire, mais Delhi à 5h du mat, c'est plutôt calme, c'est l'heure des livraisons et toutes les boutiques du main bazar étaient fermées. J'ai pris la première guesthouse, le Traveller, j'ai payé 300 roupies. C'est pas mal mais le Lords en face à l'air mieux (il n'y avait plus de chambre disponible). J'ai consacré ma dernière journée au shopping. Je me suis fais amener au quartier tibétain à 4 km au Nord. C'est sympa, calme et j'y est trouvé un bol de yoga à 500 roupies. J'ai visité le fort rouge (franchement ça casse pas 3 pattes à un canard) et après j'ai dépensé tous mes roupies. Le mercredi, je pris un taxi à 4h30, (Jessie il faut y être 2h30 avant l'embarquement et j'avais imprimé ma carte d'embarquement dans un cyber à côté de l'hôtel). Et voilà, je suis chez moi bien au chaud. Je suis contente de ce joli voyage et de cette belle expérience humaine avec vous 5. Je souhaite une très bonne fin de voyage à tous. Racontez moi le Népal, je pense très fort à vous et aux petites misères causées par la mousson!!! Profitez bien.
mardi, 12 août 2008
Deuxieme semaine indienne
Par Jessie le mardi, 12 août 2008, 15:33 - On the road
Encore une semaine de passée et trois nouvelles villes à notre actif : Jodhpur, Puskhar et Udaipur!
Jodhpur est une ville aux maisons bleues ce qui n'aide pas a oublier la chanson "San Francisco" qui tourne en boucle dans ma tête : c'est ballot! Remarquez quand même qu'une ville aux maisons bleues, c'est finalement assez sympa vue des toits des guesthouses... Cependant, ce qui marquera essentiellement notre courte étape a Jodhpur (seulement une nuit), ce sera le bordel de la railway station! 4h perdues la bas pour 3/4 malheureux billets de train chacun... Cela permet de relativiser les menus problèmes rencontrés avec la Sncf puisqu'en Inde, si tu veux ton billet de train, il faut passer par plusieurs étapes (non, non, pas de possibilités de champignons magiques comme dans Mario) : 1) Il reste de la place sur le train que tu veux et alors, la, tu as seulement besoin de batailler avec les Indiens pour pas qu'ils te doublent au guichet ( au passage, le guichet ouvert au touriste est souvent associé au guichet des vieillards et handicapés de tout genre ce qui fait toujours plaisir!) 2) Il n'y a plus de place pour ton train et alors là, deux solutions : a) tu es sur la waiting list ou b) il faut que tu ailles faire la queue au guichet d'à côté pour qu'il te propose un autre train. La waiting list te dirige également vers cette solution là ( trouvez la logique!) 3) Une fois que le guichet d'à côté t'a proposé un autre train à des heures pas arrangeantes du tout et dans des wagons non climatisés, tu retournes faire la queue au premier guichet en espérant très fort que le tour de manège est fini... Tout çà pour dire, vive l'administration indienne et que si jamais toi aussi tu veux partir en Inde, mieux vaut prendre ses billets un peu a l'avance pour éviter ce genre de désagrément... Heureusement qu'en Inde, les massages ne sont pas chers du tout, ce qui permet, à l'aide aussi d'un bon repas d'oublier tout ce mic mac! Lendemain matin, chacun part un peu de son cote, perso, pour moi, c'est visite de Sadar Bazar et de ses alentour avec Mat et "agressage" par des gamins des rues qui deviennent fous a la vue d'un appareil photo : please, take a picture!
début d'aprem et départ en bus pour Ajmer, direction Puskhar, une petite ville couverte de temples lovée autour d'un lac. L'idée parait sympathique, la mettre à exécution est plus compliquée... Notre chauffeur de bus, pour commencer, n'a rien a envier aux cascadeurs (b)hollywoodiens : un véhicule, une vache, un rickshaw en face, pas de soucis, ça passe ou ça casse! En l'occurrence, heureusement, ça passe pour nous jusqu'à ... le bled ou l'on se fait débarquer!!! Et oui, car même si le chauffeur nous a martelé qu'on était bien à Ajmer, nous ne sommes pas a l'endroit prévu, celui où notre hôtel viendra nous chercher! Nous en sommes donc quittes pour prendre un rickshaw et un autre bus, yalayela! Arrivée a Puskhar en début de soirée donc, après un voyage assez éprouvant. La nuit tombe, notre restaurant d'hôtel n'a que nous comme clients et le temps que nos plats soient servis, nous décidons de nous poser à la mosquée du coin, à écouter les chants de prière (malheureusement, nous les écouterons toute la nuit, les chambres n'étant pas insonorisées!). Après une bonne douche froide (et oui, en inde, l'eau chaude est rare...) et la joie d'avoir enfin un vrai lit, nous projetons de nous lever tôt le lendemain pour profiter un max de la ville. Lendemain donc, après une petite séance de yoga avec un des membres de l'hôtel, nous décidons de prendre notre petit dej en ville. Jusqu'à présent, la mousson nous avait apparu plutôt sympathique : c'est vrai, il pleut très fort, t'es mouille en 2 minutes mais bon, l'avantage, c'est que ça ne dure pas... La, à Puskhar, l'eau tombe, fort, longtemps et inonde tout sur son passage et c'est accroupi sur les chaises que nous finissons notre petit dej afin de ne pas avoir les pieds dans l'eau. Ce faisant, nous assistons au défilé d'une fanfare indienne, les instruments de musique bâchés et tout le monde dansant gaiement, l'eau jusqu'aux genoux! C'est pas tout ça, mais pour rejoindre l'hôtel, il va nous falloir à nous aussi enlever nos pompes et barboter tout en essayant d'oublier les bouses de vaches, les ordures dans les rues et les rats... Viva India! Cependant, toute cette eau ne nous empêche pas de nous rediriger vers la gare d'Ajmer en milieu d'aprem, direction Udaipur.
Arrivée vers 21h30 a Udaipur et première mission, trouver un hôtel pour trois jours, si possible de princesse histoire de se faire un peu plaisir au niveau de l'eau chaude!!! Finalement, ce sera la guesthouse habituelle, les hôtels chers étant complets. Première journée à Udaipur et nous retrouvons par hasard notre petit couple de français : l'Inde n'est pas si grande finalement! Cela nous permet de partager de nouveau un long (très long) repas tous ensemble. Personnellement, ma fin d'aprem se fera en compagnie de Mat sur un scooter loue pour l'occasion. J'avoue avoir été tentée d'en conduire un, mais bien contente finalement d'en être que la passagère, Mathieu devant slalomer entre voitures, rickshaws, dromadaires, vélos, ânes, éléphants et conducteurs à contre sens (le tout dans une ville plus ou moins en pente) : ils ne plaisantent pas sur la route, on ne le dira jamais assez! Tour du lac Fateh Sagar et retrouvage des autres à l'hôtel! Début de soirée à l'extérieur avec spectacle de danses indiennes et de marionnettes, ensemble très sympathique et rentrage sous la mousson (et oui, une fois de plus, nous sommes trempés et devons courir pieds nus dans les rues indiennes!) Jour 2, journée plus ou moins glande : certains d'entre nous sont assez courageux pour enchainer les visites tandis que le reste de la troupe préfère profiter de l'ambiance de la ville, des joies du shopping et des cybercafés (et oui, la vie européenne reprend parfois le dessus!). Restau au Maxim café pour faire plaisir a la miss Emilie (et a nous aussi d'ailleurs, au vue de la note...), tous ça en surplombant les éclairages du temple de Vishnou : la grande classe, quoi! Jour 3, idem plus ou moins que jour 2 . Suite la semaine prochaine...
Day thirteen
Par mat le mardi, 12 août 2008, 09:59
Bon baisers d'Udaipur.
Dommage de passer du temps dans un cyber, la en l'occurence pour telecharger une iso d'Ubuntu, mon CD semblant de pas avoir supporté le désert... La technologie nous lache toujours un jour ;)
La par exemple, c'est rigolo: après deux heures de téléchargement, dans une enseigne ultra -moderne, le manager galère un peu pour graver l'ISO. Ca va se finir, il va appeler son cousin qui va lui amener le CD qui va bien, et ca prendra le temps qu'il faudra, et ca marchera! Mais ca résume un peu l'inde: 'Everything is possible' faut juste pas être trop stressé ;)
Allez, en attendant, petit récit de voyage.
Jaipur
Jaipur la ville rose, capitale du Rajasthan, son artisanat local, ses vendeurs de tapis, le fort labyrinthique qui rappelle les heures fastes d'un temps ancien.
On y est arrivé par le train. Le voyage nous à aéré de la frénésie de Dehli et du syndrome du tourriste qui se fait racketter.
Arrivée à la gare en pleine mousson, à 6 dans un mini-van, au milieu d'inondations dilluviennes qui déclanchererait un plan d'urgence en France, on à finalement choisi une enseigne du Lonely Planet hautement recommendable pour l'excellence de l'hotel à petit prix: le Pearl Palace. Ce fut agréable d'avoir un peu de calme.
Surtout après nos premières journée en ville ou l'on commence à comprendre la logique, et le cours de la vie locale.
Regle n°1: tout se négocie.
Regle n°2: si on te dit 300, alors, tu peux l'avoir à 100.
L'inde est probablement pour beaucoup d'occidentaux une destination pour en quete de quelque chose de sprituel. Et bien, il faut bien comprendre quelque chose, on est au premier abord une vache à lait; et c'est purement les premiers contacts que nous avons avec les gens...
'Hello! Witch country? Hooo France? Ca wa biien? Come inside, we have beautyfull handcraft! Have a cup of tchae, just looking, not buying!' ...et ils sont bons en bizzness =)
Mais bon, finalement, passé ca, ils vivent tres à la cool en réalité, ils vendront surement pas leur mere pour une bonne affaire (contrairement à nous par exemple) et avec un peu de sens de l'humour, tout prend une tournure différente.
Jaipur est une ville assez traditionnelle finalement. Au premier abord, les rues de la vielle ville sont un bordel comme difficile à imaginer en France, mais finalement avec un peu de recul, pas tant que ca. Et la banlieue en extention commence a ouvrir quelques enseignes toutes neuves et propres.
Le plus rigolo, ca doit etre le rickshaw. C'est un peu la meme logique qu'un manège a auto-temponeuses, les touchettes en moins!
Donc, Jaipur; trois jours seulement, et départ pour Jaisalmer.
Jaisalmer
On a innauguré le train de nuit classe 'SL' pour l'occasion. Confort sommaire, mais aucune raison de ne pas faire un voyage agréable. Dans le wagon, des familles aisées, ou d'autres blancs. Le paysage se transforme progressivement en désert. Un peu de végétation y pousse, beaucoup d'éoliennes aussi.A l'approche de l'arrivée, quelques indiens viennent nous vanter les mérites de leurs hotels. En lisant nos guides, on apprend que la vielle ville fortifiée de Jaisalmer située sur une butte est sujette à des éboulements fréquents. On comprend donc que le tourrisme assez développé ici est une source de revenu non négligeable.
(Rien à voir, mais je viens d'apprendre a graver une iso à un indien, apres qu'il m'amène un DVD avec juste un fichier ISO dessus... - apprendre à dire non... ;)
Nous nous sommes (apres les négociations habituelle, visites des hotels des voisins, - 'okay, take us, and we will compare!') rendus au Golden City (and his attached swiming pool). Des le soir meme le gérant essaye de nous vendre son safari, et que si on le prend, on aura les piaules gratuites! Ca permet d'imaginer la valeurs des commissions des hotels, en comparaison avec les prix des chambres.
Il nous propose donc
jeudi, 7 août 2008
Premiere semaine indienne...
Par Jessie le jeudi, 7 août 2008, 14:33 - On the road
Merde, déjà une semaine de passée, le temps file à toute vitesse contrairement aux transports indiens...
Premier bilan : Delhi, Jaipur, Jaisalmer ; 3 villes très différentes.
Premier contact avec l'Inde on va dire assez chaotique : Arrivée a New Delhi, décalage horaire, manque de sommeil (voir pas de sommeil), trouvage d'hôtel difficile (on ne va pas se plaindre non plus, vu qu'on était sur qu'il y en avait un qui nous attendait, le tout étant de le retrouver dans une ville immense!), dépaysement total, mise en coordination du groupe. Ce qu'on peut en retenir c'est que les indiens sont très serviables : ils veulent tous t'aider même quand toi tu ne veux pas! Sans parler des offices du tourisme bidons qui te rendent organisé en une demi-heure un voyage que toi tu voulais désorganisé (hein, l'aventure dont tu rêvais et que tu ne pensais pas aussi compliquée!). Finalement, après une arrivée à l'hôtel et un court repos, premier vrai tour dans la ville : le bazar autour de l'hôtel, Connaught place, le parlement, une virée mémorable à 6 dans un rickshaw, la cohue de la gare routière et un bon restau végétarien ! Toutes ces choses qui nous donnent l'impression que la journée a en fait duré plusieurs jours! Pour New Delhi, après la nuit d'hôtel (départ 5h30 du mat', et oui on est des Warriors!), nous en resterons la pour le moment (vrai visite avant l'avion du retour) et nous partons pour Jaipur : yalayela!
Le train indien me rappelle le Vietnam : pas très rapide et tu peux t'asseoir contre la porte ouverte pour fumer et/ou regarder la vie des campagnes. Le paysage est assez changeant et le temps aussi malheureusement et c'est sous la mousson que nous débarquons (si, si, je vous assure c'est le terme) à Jaipur pour nous engouffrer dans le premier minivan venu. Les routes sont bien sur inondées en moins de 5 minutes et j'ai la chance d'écoper d'une lame de fond, le conducteur ayant besoin des fenêtres ouvertes pour la visibilité! Nous voici donc arrives au Pearl Palace, hôtel tenu par une famille sikh très gentille et que nous allons surement regretter par la suite. Nous avons une chambre familiale où nous tenons tous les 6 et où le doux ronronnement de la clim ( absolument nécessaire dans ce pays) couvre tous les autres bruits! En trois jours a Jaipur, nous trouvons un bon rythme de groupe ; les visites s'enchainent : City Palace, Jantar Mantar, le fort d'Amber, le fort de Jaighar... Nous avons aussi l'occasion de découvrir plus avant la culture indienne : en Inde, le klaxon est obligatoire ce qui rend les rues bruyantes, la saleté et la mendicité sont omniprésentes, l'accostage du touriste y est un exercice a la mode mais le cinéma est bollywoodien! Deux soirées de suite, nous nous laissons prendre au jeu des salles obscures indiennes (films en hindi non sous titrés, il faut s'accrocher) sans voir dans ces films tout ce qui nous étonne dans les rues de Jaipur : à savoir, par exemple, vaches ou chameaux au milieu de la route et pletore de rickshaws! Bombay, lieu de l'action de nos deux films ne doit pas être en Inde... Enfin, tout n'est pas perdu, nous avons quand même dans ces films des bons moments chantés : ouf, tout n'est pas que légende urbaine dans ce cinéma américanisé! Pour finir, sur Jaipur, certains d'entres nous (des élus?) ont l'occasion d'aller faire un tour au lassiwala, le palais du lassi et même la mousson ne ternira pas cette découverte (bon, j'en fait peut être un peu trop mais c'était vraiment bon!). Heureusement, pour tous, la cuisine indienne reste, à mon humble avis, une des meilleures du monde, et on lui fait tous hommage, sans être encore malades jusqu'à présent (croisons les doigts pour que ça dure!).
C'est ainsi que nous nous retrouvons le lundi soir a la gare de Jaipur, au milieu des indiens et des rats (décidément, les animaux vivent vraiment parmi les gens) pour notre premier train de nuit. Cela s'avère également être une expérience très rock'n roll! Selon Sara, l'intérieur rappelle la série Prison Break pour les connaisseurs et j'avoue que c'est pas faux! Trois hauteurs de couchettes, plusieurs gares durant la nuit, des gens qui montent et descendent tout le temps, essayant tant bien que mal de caler leurs sacs et de ne réveiller personne, des marchands ambulants... Y trouver une vache à l'intérieur ne m'aurait que moyennement étonnée! A la sortie du train, nous rencontrons deux autres français, un couple, qui va partager pour un temps notre périple! Jaisalmer est d'emblée une ville plus calme (a l'exception de la gare mais avec 3 trains qui y arrivent par jour, on peut comprendre la cohue des rickshaws et administrateurs d'hôtel qui veulent alpaguer le touriste, ce a quoi, nous n'avons d'ailleurs pas échappé!). Dans cette cite plus petite, les Indiens paraissent moins insistants ce qui est agréable! La ville est jolie et notre activité principale sera le shopping! Il faut dire aussi qu'il y a plein de belles choses et pour tous les gouts, même les garçons se prennent au jeu. Etant tout près du désert, on se laisse embarquer pour un safari de deux jours à dos de chameaux (merki Momo de m'avoir portée!) avec nuit dans le désert à une vingtaine de kilomètres de la frontière pakistanaise. Le paysage est beau (pas franchement un désert de sable) mais la soirée et la nuit sont plutôt rudes! C'est sur cette mini désillusion que s'achève vraiment la première semaine du voyage où nous sommes tous assez pressés de rentrer afin de profiter des bienfaits de la piscine de l'hôtel et d'une fin de soirée agréable à Jaisalmer pour repartir reposes sur Jodhpur, prochaine étape au voyage!
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